LE DESERT LIBYQUE
Le Désert Libyque est très peu fréquenté par les touristes. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent : ce désert est fabuleux !!
Il se trouve à l’ouest du pays et du Nil. Sa grande étendue de sable mène aux portes de la Libye (magnifique aussi).
Il est constitué de cinq grandes oasis, dont je n’en connais que trois, et que je vais vous faire découvrir, en espérant vous donner l’envie de vous y aventurer. L’accueil que les bédouins vous donneront sera inoubliable. Vous n’aurez, alors, comme moi, qu’un désir permanent : celui d’y retourner !
Sa particularité tient du fait que ces paysages sont multiples et si inattendus !
Notre voyage se composera ainsi :
- Le Désert Noir, oasis de Bahariya (Siwa me reste à découvrir)
- Le Désert Blanc, oasis de Farafra
- Le Nouveau Désert Blanc, oasis de Dahkla (Kharga à découvrir)
Le voyage se déroule toujours en véhicule tout terrain, et les nuits en bivouac ! Une véritable contemplation avec le Néant. Et rien de tel pour se ressourcer, et oublier tous vos soucis…
Vous serez surpris de constater par vous-mêmes que vous serez au cœur d’un océan que les eaux ont abandonné depuis fort longtemps, et que la vie humaine existait encore au temps des Egyptiens et des Romains.
Attachez vos ceintures, et branchez la climatisation !!!
LE DESERT NOIR
OASIS DE BAHARIYA
L’oasis se trouve à environ 300km du Caire. Une longue route droite dessine une ligne noire sur l’ocre sablonneuse. Le véhicule est très prudent. De nombreux camions empruntent cette route pour alimenter les oasis en denrées diverses. Une mine de fer nécessite un transport ferroviaire, le train vous donnera un mouvement de vie parmi le Néant.

A bout de trois heures trente de route, vous voici dans la ville de Bawiti, dans l’oasis de Bahariya.
Un adorable hôtel, le Bechmo, est une halte conseillée.


Malgré le sable qui gagne du terrain en permanence, l’oasis bénéficie d’une nappe phréatique importante. Cela permet des cultures rives.




De nombreuses sources souterraines alimentent les champs. Les vannes sont ouvertes en fin de journée, et l’eau irrigue les cultures.


Devant un thé à la menthe, la simplicité et l’hospitalité sont toujours présentes !



Des lacs d’eau salée offrent un paysage irlandais.



Lorsque le soleil quitte l’horizon, le Désert Noir révèle ses couleurs.


A l’aube, les teintes sont lumineuses.


Dans la petite ville de Bawiti, il vous faut visiter le Musée de l’Héritage de Mamoud Eed. Cet artiste sculpte la vie de son oasis. Cela vaut vraiment le détour, et sa mère vous accueillera avec plaisir !




Quittons l’oasis pour rentrer, enfin, dans le cœur du désert ! Parmi les sables et le calme !

Aqabat.

Voici Cristal Mountain. Après être passés à travers ce trou naturel, vous vous retrouverez sur une montagne de cristal.

De tous petits villages profitent des bienfaits que Dame Nature leur octroie. Ici, un champ de pastèques gorgées de soleil !

LE DESERT BLANC
OASIS DE FARAFRA
Nous sommes dans le Désert Blanc, première nuit en bivouac !

De nouvelles couleurs illuminent la curiosité, la sérénité. La craie donne l’aspect de neige sur le sol ocre où le turquoise du ciel peint un tableau lunaire.




De minuscules oasis colorent le paysage d’une petite tache de vert ! Si vous avez la curiosité de vous y approcher, vous y remarquerez une source romaine !! et des vestiges des temps passés…


Magic Spring, une source romaine de toute beauté !! Où vous pourrez vous rafraîchir à volonté… Une légende narre que cette source ne coule que lorsqu’elle est habitée par une vie humaine… Comment le prouver ? Mystère ! (cf roman Le secret du Fayoum).

Non loin de ce point d’eau, sur une colline, des sépultures romaines gardent, encore, les corps desséchés, mais malheureusement, réveillés par les pilleurs.


Le soir venu, le ciel devient rosé, et le blanc de la craie nettement plus intense. Je regrette de ne pouvoir vous montrer la beauté céleste des nuits à la belle étoile, où le firmament est éclatant, où les météorites dansent devant vos yeux, où les satellites dansent régulièrement autour de notre belle planète…





Des fossiles sont figés là depuis si longtemps… Traces d’une ère révolue.

Quittons un instant les sables, pour rejoindre l’oasis de Farafra, la plus pauvre de toutes.

Quelques sources alimentent les champs.

Il me tient à cœur de vous présenter un artiste : Badr Abd el Moghny. Cet homme aime son désert. Il part dans les sables et en rapporte bois, pierre, etc… et sculpte admirablement bien. Ses représentations humaines, ses peintures reflètent la vie difficiles des siens. Je vous laisse le découvrir :







LE NEW DESERT
L’OASIS DE DAHKLA
Je ne désire pas, ici, vous montrer davantage de sable, mais plus précisément des villages, avec leurs habitants et les traces du passé qui cohabitent avec le présent.
N’hésitez pas à passer une nuit dans le camp de bédouins, et de vous mêler à la danse pour une ambiance inoubliable !




Aux alentours de Dahkla, un petit village pittoresque et pauvre, Bashandi.



Le village porte le nom de son Chef, enterré dans une ancienne église transformée en mosquée. Les traces sur les murs ont été faites avec le henné que les femmes mettent sur leurs mains, et viennent ici pour y faire un vœu.

A Bashandi, dans le cœur du village, une tombe grecque du défunt Kytinos.




Nous finissons notre périple dans le Désert Libyque par un endroit que j’aime énormément : il s’agit d’El Qasr, à Dahkla. C’est une très vieille ville abandonnée, où toute la structure citoyenne y est encore visible. L’école, la mosquée du XIème siècle, le Palais de Justice et sa prison, les pressoirs de céréales et d’olives.
La nouvelle ville se trouve juste en contre bas de l’ancienne.

Les ruelles sont couvertes afin de conserver de la fraîcheur et pour éviter les invasions qui se faisaient à cheval.




Au-dessus des portes, une poutre de cèdre est installée pour porter bonheur à la famille. Des versets coraniques sont sculptés. A droite de la poutre, vous pouvez remarquer un rond, c’est la signature de l’artisan.

Un égyptien est fier d’actionner à nouveau le pressoir, juste pour le touriste.

Le soleil s’évanouie derrière la mosquée abandonnée par l’imam.

Du toit du Palais de Justice, la vue sur la ville laisse un soupçon de nostalgie.

